communication

30 novembre 2011

Que vaut une justice tardive?

Publié par cherifamokrane dans Non classé

 

George W. Bush et Tony Blair ont été reconnu coupables, pour crime contre l’humanité! Le verdict a été prononcé par le Tribunal de crimes de guerre à Kuala Lumpur (Malaisie), d’après un article publié mercredi 23 novembre 2011 sur le site www.presstv.ir.
Il s’agit là d’une très bonne nouvelle. Elle fera plaisir à ceux pour qui l’indifférence n’est pas une réaction, face au massacre d’innocents. Surtout si celui-ci est basé sur des mensonges fabriqués de toutes pièces!


 

Mais la question amère qui se pose à l’humanité aujourd’hui c’est: est-ce que cette décision ne vient pas trop tard? Bien sûr, beaucoup diront que la justice doit être faite et la vérité doit être connue quel que soit le nombre d’années écoulées, et c’est tout à fait vrai. Mais cette justice aurait été plus « juste » si elle avait permis aux centaines de milliers de victimes, tombées en Iraq, de vivre.

Les fausses preuves ont été fabriquées, nous dit-on. C’est comme si cette vérité est nouvelle, c’est comme si durant une période quelconque, même éphémère soit elle, le monde avait vraiment cru à l’honnêteté de l’administration Bush…

Le problème est beaucoup plus grand que ça, la majorité des États se sont opposés à cette guerre, elle a pourtant eu lieu. Comment alors garantir que ce triste épisode qui entache désormais notre histoire ne se reproduise plus jamais? Il est clair qu’à l’avenir les peuples du monde devront tirer les leçons, pour empêcher des gouvernements aveuglés par des valeurs exécrables, de massacrer des humains et s’en sortir aussi tranquillement que Bush et Blair.

Apprenons d’abord à nous respecter, au point de nous considérer égaux dans le droit de vivre. À partir de là, nous serons capables de nous indigner assez fortement, au point d’agir. Car il n’est nullement suffisant lorsqu’il s’agit de vies humaines de s’arrêter, avant d’avoir été aux limites du possible

Amokrane Mohamed Cherif

http://www.podcastjournal.net/Debat-Que-vaut-une-justice-tardive_a10195.html

 

8 novembre 2011

Abderrahmane Mebtoul: aperçu d’une vie productive

Publié par cherifamokrane dans Non classé

Omniprésent dans la presse nationale et internationale, le professeur Abderrahmane Mebtoul, semble maîtriser l’art de raccourcir les tâches, ou peut-être celui de rallonger le temps. Très réactif par rapport à l’actualité économique, il n’hésite pas à partager ses visions avisées et ses analyses très complètes et profondes, sur les cartes économiques et leurs dessous sociaux et politiques. C’est un grand monsieur dévoué à son pays l’Algérie, il est aussi un exemple de réussite, consacré au service de son peuple et sa patrie.

 

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Ce fils de moudjahid, est né le 4 juillet 1948, à Nedroma – Tlemcen à l’ouest du pays. A 2 ans il traverse la Méditerranée pour rejoindre la France et s’installer à Lille, où il entamera sa scolarité. Il enchaine les diplômes jusqu’à l’obtention de son doctorat d’État en 1974 (à 26 ans). Sur ce point, il n’est pas inutile de préciser que le thème de son travail concerne l’Algérie, qu’il porte toujours dans son cœur, puisqu’il s’est penché sur « le processus d’industrialisation en Algérie comparé aux pays semi industrialisés d’Amérique latine ».

A partir de 1967, il commence à marquer de son empreinte, des projets économiques d’importance nationale et internationale, à la demande des différentes hautes autorités algériennes, ce qui lui a permis, de suivre de près toutes les grandes phases économiques qu’a traversé le pays, depuis la fin des années 60. Il intègre l’université d’Oran en 1974 où il continue à enseigner jusqu’à ce jour.

 

Le professeur Mebtoul est trilingue, il est l’auteur de 20 ouvrages en anglais, arabe et français, dont les deux derniers sont : « Enjeux et défis de l’Algérie face à la mondialisation: économie de marché, Etat de droit et démocratie » en 2006 édition Casbah, et « l’Algérie face aux enjeux de la mondialisation-bonne gouvernance, démocratie et économie de marché » en trois langues arabe-français-anglais, en octobre 2004 Édition Dar El Gharb.
Il a publié pas moins de 1000 communications dans des forum nationaux et internationaux, et a encadré plusieurs thèses de Magistère dans les universités algériennes (Alger, Constantine et Oran). Régulièrement, il participe et donne des conférences en Algérie et ailleurs.

 

En 1992, il fonde avec des centaines de cadres, universitaires et opérateurs algériens, l’Association Nationale de Développement de l’Économie de Marché (ADEM), il en est le président aujourd’hui.
Considéré comme un interlocuteur très prestigieux, par la chaine française France 3, il a profité de ce statut pour servir, une fois de plus, son pays et la ville qui l’a accueilli, Oran. En effet grâce à l’entretien qui lui a été accordé sur le thème de « la problématique de la durée des réserves de gaz  algérien face aux besoins de l’économie européenne », la chaine étrangère a dû passer un aperçu sur les vertus touristiques de la ville d’Oran, cette condition tant importante pour l’image du pays, sera appliquée pour toutes les chaines étrangères, qui voudraient obtenir la faveur d’un entretien, avec cette grande référence du monde de l’économie.

 

Au vu des changements qu’est en train de connaitre la scène médiatique algérienne, le professeur Mebtoul a annoncé, qu’avec des Algériens des quatre coins du pays, un agrément pour lancer la chaine de télévision « ALGÉRIE INTERNATIONALE MONDE PLUS », allait être déposé, lorsque la structure juridique sera prête à l’ouverture de l’audiovisuel en Algérie.

 

Quand la machine du développement démarrera vraiment en Algérie, elle devra être guidée par les meilleurs experts algériens comme Abderrahmane Mebtoul et autres. Pour que cela soit possible, et pour que la société soit à la hauteur des nouvelles attentes, elle doit commencer par connaitre qui sera en mesure de piloter l’économie du pays.

Amokrane Mohamed Cherif

 

Source: http://www.podcastjournal.net/Abderrahmane-Mebtoul-apercu-d-une-vie-productive_a9936.html

27 septembre 2011

Diaspora algérienne futur pétrole du pays ?

Publié par cherifamokrane dans Non classé

Source : http://www.letempsdz.com/content/view/62080/1/

Avec ses 98% d’exportations en hydrocarbures, l’Algérie est un pays rentier par excellence. Les études les plus optimistes prévoient l’épuisement de ses réserves en pétrole d’ici 2030. Le pays devra alors se tourner vers sa richesse inépuisable, en l’occurrence la compétence des hommes et des femmes ; et sur ce point la diaspora algérienne pourra apporter énormément à l’économie du pays.

Beaucoup disent que les richesses naturelles de l’Algérie sont la cause de tous ses problèmes économiques. Elles ont réduit le pays à un système rentier, couvrant toutes les insuffisances et les échecs des différentes politiques appliquées depuis l’indépendance.

«La bonne nouvelle», c’est que la principale ressource naturelle du pays, le pétrole, va vers un épuisement prompt. Cet épuisement interviendra alors que l’économie mondiale est en train de changer radicalement. C’est ce que pense M. Ahmed Benbitour économiste algérien et ancien premier ministre, il affirme que «nous sommes en train d’aller vers un monde où le savoir va devenir la variable la plus importante du développement.

On parle déjà de l’économie de savoir. Demain la puissance des pays ne se mesurera pas par leurs ressources naturelles, ni même par rapport à leurs ressources humaines. Elle va se mesurer par la compétence de leurs cadres et l’excellence de leurs systèmes de formation». Dans le même sens, M. Abderrahmane Mebtoul, expert international et ancien conseiller à la présidence, affirme que « c’est l’investissement immatériel qui manque aujourd’hui cruellement à ce pays et l’émigration peut y contribuer fortement.

Nous pouvons investir autant de milliards de US$ dans le matériel (vision dépassée des années 1970 du modèle des industries industrialisantes) en délaissant l’immatériel sans connaître de développement voire régresser». Mais tout le problème est là : le retour de la diaspora algérienne est loin de constituer un phénomène.

L’investissement étranger
Quand M. Benbitour parle de l’investissement de la diaspora algérienne, il ne le dissocie pas de l’investissement étranger, dont il explique le manque par l’absence «des textes de loi pérennes et stables, une possibilité de prévision à moyen et long terme et un gouvernement qui définit clairement sa politique de développement, pour que les investisseurs puissent s’inscrire dedans.

Dans un volet plus social, il affirme, concernant les compétences algériennes qui veulent revenir, que «les conditions d’accueil ne sont pas réunies pas seulement au niveau de leur travail, mais aussi le niveau de vie de leurs familles.

Si leurs familles vivent à un certain niveau avec une certaine liberté et certaines perspectives pour leurs enfants, il faut qu’ils les trouvent ici sinon ils ne viendraient pas ! » Si des algériens ont quitté leur pays pour des raisons sociales et professionnelles, il faudrait au moins que leur retour ne les renvoie pas au point de départ. Surtout qu’ils sont très attentifs à tous les aspects politiques et socio-économiques du pays.

Avant de parler de leur retour ne faut-il pas d’abord parler de leur départ ?
Un taux de chômage élevé qui va augmenter davantage en considérant l’évolution démographique du pays, un indice de développement humain (IDH) qui a beaucoup de progrès à faire, un système éducatif qui se dégrade, une politique économique qui ne prend pas compte des données du nouvel ordre économique mondial, une dépendance avérée des hydrocarbures et une gouvernance qui a démontré ses limites.

Tous ces points contribuent à la dissuasion des émigrés de revenir d’après M. Mebtoul. Mais avant de parler de leur retour ne faut-il pas d’abord parler de leur départ ? Selon le Conseil national économique et social (Cnes), la période allant de 1994 à 2006, a connu le départ de pas moins de 71 500 diplômés !

L’expert international résume les causes du phénomène par «la dégradation de la situation sécuritaire, les conditions socioprofessionnelles, l’absence d’un climat propice à la recherche et la formation des élites, les entraves à la liberté d’initiatives, les relations de clientèles dans la promotion défavorisant le mérité, l’absence de débouchés, tout cela aggravé par la corruption qui le rend pareil à un cancer qu’il faut traiter avec une forte chimiothérapie».

Il s’agit d’un véritable drame pour le pays, mais si la situation venait à changer, l’Algérie pourrait se retrouver avec des centaines de cadres hautement qualifiés grâce aux expériences acquises à travers le monde, ce qui constituerait un atout majeur pour réorienter l’économie du pays.

Des valeurs fortes et nobles
Une réorientation qui doit se faire pendant que les ressources financières la permettent. A ce propos, M. Benbitour prévoit une baisse des exportations d’ici l’année 2020, pour lui des réformes doivent débuter avant la fin 2012, afin que le pays soit prêt à faire face à la nouvelle situation.

Il considère que «les secteurs sur lesquels il faudra investir sont : les services qui gravitent autour des TIC, le tourisme, l’agriculture et l’industrie. et ce sont tous des secteurs où notre diaspora peut beaucoup apporter que ça soit en assurant la distribution à l’étranger ou en partageant son savoir-faire».

Mais le plus important c’est que cette relance soit construite sur des valeurs fortes et nobles : «on construit une économie d’abord sur les valeurs morales d’une société,  l’éducation civique, le code de l’honneur, la tolérance, la discipline, la rigueur, la performance, le sens du devoir, l’ordre de mérite, la loyauté, le goût de l’effort, la déontologie et la connaissance», estime  M. Mebtoul qui a par ailleurs précisé que ni l’âge d’un pays ni ses ressources naturelles ne font son développement.

L’Algérie a de grandes potentialités. Grâce à sa richesse en ressources humaines, elle peut aspirer à un avenir meilleur, où émigrés et nationaux travailleraient ensemble pour le développement et la prospérité de leur pays. Ceci doit passer par des réformes profondes qui touchent tous les domaines, afin que les algériens puissent accueillir l’après-pétrole dans les meilleures conditions.

Amokrane Mohamed Cherif

17 août 2011

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21 juin 2011

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1 juin 2011

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30 mai 2011

Organisation d’événements sportifs : des impératifs d’adaptation

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L’organisation moderne construit son efficacité et sa réussite sur l’adaptation avec les impératifs internes et externes de son environnement. Grâce à cette démarche, elle définit des modes de fonctionnement qui offrent un équilibre et une stabilité lui permettant de contrôler une multitude d’éléments. Lorsque ces éléments sont négligés ils peuvent causer un décalage et affecter ainsi le bon fonctionnement des organisations en les menant souvent vers des crises.

 

Image du domaine public

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L’élément déclencheur et son cadre

La crise survient donc quand les systèmes que l’organisation s’est donné tant de mal à mettre en place, se trouvent incompatibles avec l’environnement interne et/ou externe. Cela se fait la plus part du temps, par l’entrée en jeux d’éléments qui échappent au contrôle de l’organisation, ils sont considérés comme des éléments déclencheurs de crises. Mais un élément déclencheur fait partie d’un système, il ne peut donc être étudié qu’au sein de ce cadre : ce qui est sans danger dans un environnement x pour une organisation y, peut avoir des effets dévastateurs au sein d’un autre environnement et pour une autre organisation, le moindre changement dans l’équation organisation/environnement peut donc changer la gravité voir la nature des éléments éventuellement déclencheurs.

 

 

Les grands événements sportifs : un changement programmé

L’organisation d’un grand événement sportif planétaire, tels que les jeux olympiques ou la coupe du monde de football, constitue une opportunité exceptionnelle pour le pays organisateur, elle le propulse dans une dynamique socioéconomique très difficile à égaler en temps normal. Elle suscite une large mobilisation populaire. Mais vis-à-vis des risques de crises, elle exige une plus grande vigilance et une organisation exceptionnelle, du fait qu’elle provoque des changements radicaux dans l’environnement général du pays ce qui entraine un décalage avec les fonctionnements habituels. L’organisation se retrouve alors avec un dispositif correspondant à une situation qui n’est plus d’actualité.

 

Le plus grand facteur de changement : la médiatisation

La médiatisation est un facteur clé dans le déclenchement d’une crise, car si un problème n’est pas connu de l’opinion publique locale ou internationale, il ne peut être déclencheur d’une crise. Or durant un grand événement sportif aucun pays ne peut se payer le luxe d’échapper aux projecteurs (ce qui n’est pas complètement négatif). Ainsi durant les jeux olympiques (JO) de Pékin en 2008, le nombre de journalistes attendus était de 21.000, alors que la dernière coupe du monde de football organisée en Afrique du Sud a attiré 18.000 journalistes pour couvrir l’événement . Dans le premier cas le monde a découvert la répression et l’étouffement que le gouvernement chinois infligeait aux Tibétains, grâce -- entre autres -- aux nombreuses manifestations organisées par ces derniers, bien avant le commencement des compétitions. Cette situation a provoqué de multiples réactions à travers le monde notamment lors du passage de la flamme olympique, elle a poussé la classe politique à agir comme ce fut le cas de Nicolas Sarkozy qui, questionné sur un éventuel boycott de la cérémonie d’ouverture des JO, a répondu « toutes les options sont ouvertes ».

 

Dans le deuxième cas, celui de la dernière coupe du monde, les problèmes sécuritaires que l’Afrique du Sud a toujours connus, ont étés évoqués dans plusieurs débats et plateaux télévisés ce qui a affecté l’image touristique du pays.
A travers ces deux cas cités, nous constatons que le changement de l’environnement médiatique a transformé des facteurs déjà existants et jusque là contrôlés, en des facteurs potentiellement dangereux et menaçants. Le pays organisateur doit donc se projeter dans l’environnement « attendu » pour regarder des éléments existants, différemment.

 

L’adaptation du fonctionnement comme moyen d’anticipation

 

Même si le grand événement sportif modifie profondément l’environnement de l’organisation, sa marge d’anticipation reste importante puisque les changements majeurs sont connus d’avance et peuvent être cernés par une organisation adéquate. Lors de la dernière coupe du monde le gouvernement sud-africain, conscient des problèmes sécuritaires qu’il doit affronter, a mis en place un dispositif sécuritaire impressionnant et le plus exceptionnel c’est qu’une « cinquantaine de tribunaux spéciaux, sous la houlette de plus de mille juges, avocats et clercs, ont en outre été installés pour traiter les affaires le plus rapidement possible. Ils fonctionneront sept jours sur sept, de 8h30 à 23 heures » cela constitue un exemple d’adaptation anticipée qui peut être appliqué à tous les aspects dont on prévoit une évolution négative à cause d‘un changement dans l’environnement.

 

L’organisation d’un grand événement sportif place le pays organisateur dans un cadre inhabituel, où beaucoup de repères collectifs et individuels sont remplacés. La réussite d’un dispositif dépendra toujours de la capacité de l’organisation à prévoir les changements qui vont intervenir sur son environnement, ainsi que de sa capacité à imaginer les fonctionnements qui devraient s’adapter avec ces changements.

 

Par Amokrane Mohamed Cherif, article publié sur : http://www.podcastjournal.net/Organisation-d-evenements-sportifs-des-imperatifs-d-adaptation_a8421.html

 

 

 

 

 

23 mars 2011

Energie nucléaire : quel futur pour l’industrie ?

Publié par cherifamokrane dans Non classé

La menace nucléaire qui plane aujourd’hui sur le Japon et sur plusieurs autres pays pas forcément voisins impose, en plus des inquiétudes ressenties par les populations et leurs gouvernements, une nouvelle manière de percevoir l’avenir de l’énergie nucléaire. Elle laisse supposer que de nouveaux défis entraveront son déploiement. Si par malheur une autre catastrophe nucléaire se produisait, il serait très difficile de voir de nouveaux sites nucléaires proliférer.

 

Or, ni d’un point de vue scientifique ou économique, la substitution de l’énergie nucléaire n’est envisageable, au moins à court terme : tout semble indiquer que les prix du pétrole ne connaitront pas de baisses jusqu’à des niveaux « raisonnables » pour les pays les plus industrialisé, et aucune énergie alternative ne pourra remplacer celles déjà utilisées.

 

Sur un autre front, le pouvoir des ONG œuvrant pour la protection de l’environnement, et la prise de conscience grandissante des populations concernant les risques qui les entourent, feront qu’en cas d’une nouvelle catastrophe nucléaire, cette industrie sera perçue comme une menace pour la survie de l’humanité.

 

La catastrophe de Tchernobyl a dévoilé plusieurs failles de sécurité et de gestion, le drame avait une ampleur telle que les populations se sont convaincu que leurs gouvernements ont appris toutes les leçons qu’il y avait à apprendre, ce qui expliquerait le maintien de la construction de projets nucléaires; c’est comme si la catastrophe de Tchernobyl avait eu au moins la vertu d’avoir alerté le monde sur les mesures de sécurités à prendre et sur toutes les failles qu’il fallait combler. Mais en réalité, comme la crise de Fukushima nous l’indique, les risques de catastrophes planeront toujours autour des sites nucléaires.

 

C’est un sérieux coup qui vient d’être porté à l’industrie nucléaire. La communication d’acceptabilité autour de ses projets risque de devenir impossible sauf si de nouvelles garanties techniques et sécuritaires, venaient à être fournies, sans parler de l’inquiétude plus que légitime, qui outrepasse les frontières. Cela veut dire que désormais il faudra faire accepter les nouvelles implantations non seulement auprès des riverains aux sites, mais aussi des populations se trouvant à des centaines de kilomètres.

 

Lors de la catastrophe de Tchernobyl, l’absence de coordination entre les pays concernés a résulté sur des incohérences de communication inacceptables, et jusqu’à aujourd’hui il est toujours reproché à des gouvernements comme celui de la France, le manque de transparence. Aujourd’hui chaque gouvernement doit envisager ce genre de catastrophe dans une optique au moins régionale car les effets qui en découlent ne reconnaissent pas les frontières.

 

« Les autorités japonaises ont attendu près de 72 heures pour solliciter l’assistance des experts de l’AIEA et de l’autorité de sûreté américaine, la NRC. Au-delà de la population japonaise, la communauté internationale est en droit, au regard des conséquences potentielles de l’accident sur leurs propres populations, d’obtenir des informations fiables. La sûreté nucléaire doit définitivement sortir du domaine de la souveraineté nationale »*. Si les gouvernements doivent rendre des comptes aux populations des autres pays concernés, il serait plus que nécessaire alors que leurs stratégies de communication prennent compte de cette variable, et ça dés le départ.

 

L’avenir du nucléaire civil dépendra certes de l’évolution de l’actuelle crise au japon, mais aussi des changements qui vont surement intervenir à travers le monde, que ce soit dans les comportements défensifs des populations et des ONG, dans les engagements des Etats qui ont toutes les raisons de remettre leurs politiques en question, ou dans le domaine juridique qui va exiger beaucoup plus de garanties pour protéger les populations.

 

 

  * http://www.lemonde.fr, 17/03/11

 

http://www.podcastjournal.net/Energie-nucleaire-quel-futur-pour-l-industrie_a7692.html

 

9 mars 2011

Crise SAIDAL: les circonstances aggravantes

Publié par cherifamokrane dans Non classé

 

Si les rumeurs et allégations, portées contre le groupe SAIDAL, qui ont conduit à la crise du Rhumafed, ont eu pour effet la remise en cause des capacités du groupe à assurer une sécurité optimale pour ses clients, sa communication, quant à elle, a servi à alimenter la confusion autour de l’affaire à cause de l’incohérence de ses messages.


Photos de P.S. Akira

Photos de P.S. Akira

Dans l’article paru sur le journal Ennahar repris sur son site francophone* la première réponse de SAIDAL a été formulée par son directeur commercial Naili Yahia qui a affirmé « qu’il s’agissait d’un lot de 10 000 boîtes dont 500 boîtes étaient emballées par erreur dans des boîtes du Rumafed ». Six jours après, soit le 19 février dernier, le même journal publie une autre version tirée d’un communiqué de presse diffusé par SAIDAL, affirmant que l’erreur concerne l’emballage interne du médicament c’est-à-dire les feuilles d’aluminium sur lesquelles la mention Cardital, au lieu de Rhumafed, a été imprimée. Ce genre de contradictions et de décalages chronologiques remet en doute la crédibilité de la communication de SAIDAL, dans une situation qui semblait a priori très simple à gérer.

 

Dans un autre article paru le 28 février sur le journal arabophone « El Khabar », SAIDAL subit une autre attaque: selon le journal, une lettre non signée envoyée par des employés de SAIDAL, met en garde contre un important lot de médicaments dont les composant seraient périmés, et qui a reçu le feu vert pour être commercialisé. Le démenti de cette lettre a accompagné l’article en question avec des arguments très convainquant, mais il affirmait que la lettre en question a été envoyée par des employés du groupe pour servir leurs intérêts personnels ! Des questions tout à fait légitimes pourraient en conséquence être posées : Est-ce que ça veut dire que la direction connait les individus à l’origine de cet acte ? Si c’est le cas est ce qu’il y aura des poursuites ? Si la direction affirme que ses propres employés tentent de nuire à leur entreprise, n’y-a-il pas un risque que ces mêmes employés soient à l’origine de la crise du Rhumafed ?

 

Avec ce discours ambigu et cette communication improvisée, SAIDAL ne peut pas contrer les « groupes d’intérêt qui veulent la déstabiliser »/ Il est urgent qu’une stratégie de gestion et de communication de crise soit mise en place, afin d’anticiper les coups à venir et éviter que des situations anodines ou des rumeurs infondées ne dégénèrent en crises.

 

*www.ennaharonline.com ,version française le 13/02/2011, version arabe le 12/02/2011

 

http://www.podcastjournal.net/Crise-SAIDAL-les-circonstances-aggravantes_a7467.html

 

 

 

9 mars 2011

Algérie : Analyse sur la crise SAIDAL

Publié par cherifamokrane dans Non classé

 

 

SAIDAL, le fleuron de l’industrie pharmaceutique algérienne est secoué depuis plusieurs jours par une crise menaçant sa réputation et son image. La cause : un médicament destiné aux maladies cardiaques a été conditionné dans des boites de RHUMAFED, un antigrippal à très large consommation.


Photo (c) Leem

Photo (c) Leem

Ce qui est surprenant c’est que cette erreur s’est produite environ un mois avant l’éclatement de la crise, alors que le PDG de SAIDAL Boumediene Derkaoui a affirmé que « son groupe avait alerté le gouvernement sur cette affaire le 20 janvier dernier ». Aucun incident regrettable dû à la consommation du dit médicament n’a été signalé. Il parait évident que le groupe a très bien réagi et a bien géré la crise en l’empêchant même d’éclater dans un premier temps. Pourtant, la crise refait surface environ un mois après et cette fois, elle est beaucoup plus menaçante.

La première conclusion à tirer de cette affaire c’est que la gestion de crise ne doit pas se passer de sa communication, quand on prend des dispositions positives on doit toujours les faire connaitre, surtout lorsque on est sûr d’avoir cerné tout les paramètres de la situation, dans ce cas l’incident se transforme en une opportunité pour les organisations, car sa bonne gestion est sensée renforcer la confiance en donnant une image de transparence et en rassurant sur la capacité de réagir efficacement, comme c’était le cas de SAIDAL dans cette affaire.

 

Cependant il existe deux cas où le choix du silence comme stratégie peut être approprié :
Premier cas : lorsque l’incident est très rapidement contenu par les mesures prises au sein de l’organisation, mais faut-il avoir la certitude de pouvoir verrouiller les sources de l’information et éviter ainsi les fuites vers l’extérieur.
Deuxième cas : lorsqu’on peut parier sur d’autres événements majeurs occupant la scène médiatique, à tel point que l’attention des citoyens est détournée, ce qui profite à l’organisation qui voit sa crise négligée voir banalisée par les médias.

 

Or, dans cette affaire le verrouillage n’a pas été assuré et les citoyens se sont chargés eux même de propager l’information dans un relai viral, ce qui démontre que leur intérêt pour les changements politiques dans des pays arabes (très médiatisés durant la période de la crise « RHUMAFED »), n’a pas suffit à les détourner de ce qui les concerne directement.

 

Etant donné que le déroulement de cette crise est loin de correspondre aux deux cas de figures expliqués, il parait évident que le meilleur choix aurait été de communiquer et d’occuper la scène médiatique afin de couper court aux tentatives de récupération de l’incident. Une des règles d’or de la communication de crise c’est qu’il faut toujours que les entreprises positionnent le débat à leurs profits, ce qui est impossible quand on s’exprime en dernier sans parler de la décrédibilisation très difficile à rattraper.

 

Quand le groupe s’exprime enfin, il se base sur un axe informationnel en envoyant des messages instantanés destinés à démentir les rumeurs sur des décès présumés. Alors que son erreur dès le départ a été de n’avoir pas communiqué sur la très bonne gestion de l’incident à l’origine de la crise, il récidive en « oubliant » encore une fois de s’appuyer dessus pour rassurer la population.

 

Une autre anomalie dans la communication tardive de SAIDAL a été le recours à ce qu’on appelle la stratégie du complot* en évoquant une campagne orchestrée par des « groupes d’intérêt » sans les citer, cette stratégie de communication de crise, bien qu’elle soit reconnue par des chercheurs de renommée mondiale, en Algérie elle ne peut être efficace que partiellement, et c’est dû à son utilisation quasi systématique par les responsables algériens quelques soit leurs domaines.

 

SAIDAIL survivra sûrement à cette crise, malgré la mauvaise gestion de sa communication, mais ce sera grâce à la protection de l’Etat algérien de tous les secteurs qu’il juge stratégiques, mais on aurait tort de penser en conséquence qu’il est inutile d’entretenir l’image des entreprises qui en bénéficient, car l’ensemble des images des entreprises publiques contribue à déterminer celle du gouvernement qui les protège.

 

* Pour des explications approfondies sur cette stratégie, consulter le lien de Thierry Libaert : tlibaert.info/documents/msg.doc

 

 

 

http://www.podcastjournal.net/Algerie-Analyse-sur-la-crise-SAIDAL_a7441.html

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